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Le Bato Fracas

Les Protos-Types

Les Protos-Types proposent des créations à destination d’un large public ; férue de constructions monumentales issues de la transformation de la matière brute, de fer et d’acier, la compagnie crée le Bato Fracas, véritable « bateau-usine » de 13,5 m de long.

Nous invitons le public à embarquer avec nous pour une croisière urbaine, un voyage qui déverrouille les imaginaires, délie les langues, dépoussière les oreilles et les yeux, concocte du souvenir et du remue-méninge.

L’histoire du Bato Fracas

Des années durant, des mécaniciens-pêcheurs ont travaillé sur un même chalut. Ils y ont vécu leurs plus belles années mais aussi les plus rudes. Un jour, l’armateur dépose le bilan, le bateau se retrouve à quai et les marins au bistrot chez Malou. Ils ruminent leur nouveau statut de chômeur, sombrent mais restent solidaires dans cette nouvelle tourmente.

Le bateau, promis à la ferraille, est racheté pour l’euro symbolique. Les matelots l’installent en cale sèche et le remettent sur pied. Ils passent d’un bateau usine à une boîte à musique, ils quittent la mer pour s’aventurer dans les terres. De taiseux, les marins deviennent prolixes, chacun avec leurs langages propres. Ils composent une partition théâtrale et musicale et dévoilent les entrailles du bateau et de son équipage.

Poussé par ses hommes, le Bato Fracas part pour une traversée unique avec escales ; le public est transporté progressivement vers d’autres contrées revendicatives, fantasques, poétiques.

Les intentions et l’imaginaire

Le bateau est le véhicule de notre histoire, il symbolise le mouvement, la force de vie, et s’oppose ainsi à l’inertie, l’abattement. Notre fable contemporaine prend racine dans une actualité morose, où l’on se sent submergé par le mot crise : économique, politique, identitaire... Face à une société qui prétend nous dicter un mode de vie ; nous avons envie de proposer une réaction, une utopie.

Alors que notre monde et sa technologie semblent nous aspirer inexorablement vers l’individualisme, nous ancrons notre proposition dans une aventure collective. Notre conte est humaniste ; ses protagonistes traversent des zones de turbulences, de fragilité psychologique pour se relever ensemble, rebondir et s’accomplir. La complicité et la solidarité sont alors défendues comme fondamentales à la reconstruction de chacun.

Nous inventons une appropriation d’un outil de travail en mettant sur roues un navire destiné à la casse ; c’est le projet fou de marins qui vont s’adapter, saisir leurs destins et prendre la route. Nous voulons sillonner la campagne comme une manifestation, une revendication poétique, un témoignage fracassant, une lame de fond.

“Nous avons envie de parler des ressources incroyables de chacun, du rebond, du fait de se creuser les méninges pour s’en sortir, de la force de l’amitié, la force des énergies et des compétences qui se bonifient au contact les uns des autres ; souligner la place et l’importance de l’individu dans un groupe, comment il se fond dans la masse au service d’un bien commun.”

La construction du bateau

Le Bato Fracas est un hybride. C’est un judicieux mélange entre un roulier, une péniche, et un brise glace. La clé mécanique posée sur la cabine est le déclencheur de l’ouverture et la fermeture du bateau. C’est un objet colossal de 5m de haut, 14m de long et de 5,5 tonnes ! Il a été entièrement construit par l’équipe en cinq semaines de chantier.

Une présence artistique sur le territoire

Prendre la rue comme on prend la mer

L’objet monumental et le propos poussent le spectacle au coeur de la population. Il ne peut en être autrement.
La taille imposante du bateau, la fluidité de son déplacement le rendent inouï. Par son réalisme, il accroche instantanément l’oeil ; par sa musicalité, il frappe l’oreille ; par son esthétisme particulier, il invite à la rêverie. Sa métamorphose, de bateau usine en boite à musique ambulante, nous entraîne vers les chemins de l’enfance.

Invitation à la pratique artistique collective

La notion de groupe est primordiale sur un bateau, chacun est un maillon indispensable d’un mécanisme exigeant. Dans notre cas de figure, les protagonistes ne dérogent pas à la norme, ils servent la machine et, par allégorie, le groupe. Pour éviter de se faire happer par leur système, ils se donnent le pouvoir d’inverser la règle du jeu et de mettre la machine à leur service. Ils créent un espace d’expression libre, une soupape : la Baraque à Crincrin. À cet instant, tout l’équipage se met à la disposition d’une envie : un rêve, un délire, une poésie, une confidence.

Il nous semble naturel, dans la continuité de ce propos, d’inviter les habitants du territoire à prendre part à cet espace d’expression libre aux côtés de notre équipage.

En savoir plus sur les interventions artistiques autour du Bato Fracas.

L’équipe artistique

L’équipe des Proto-types est quelque peu en miroir de l’équipage du Bato Fracas : un groupe de personnes proches et complémentaires, humainement, artistiquement et techniquement.

Écriture et conception : Domi Giroud, Christophe Carpreau, Laurent Bonnard
Mise en scène : collective sous la direction de Domi Giroud
Construction : Pierre Pailles, Christophe Carpreau, Morgan Nicolas, John Bru, Joern Roesing
Création Lumière : Morgan Nicolas
Création sonore : Valentin Carette, Antonin Carette
Moteurs : Christophe Carpreau
Effets spéciaux : Paulo Loridant
Décoration / Costumes : Delphine Sekulak
Jeu : Louise Bronx, Laurent Bonnard, Antonin Carette, Valentin Carette, Christophe Carpreau, Pierre Pailles, Morgan Nicolas, Paulo Loridant, Delphine Sekulak, John Bru, Joern Roesing

Photos : Fabrice Roque ; Joan Durand ; Métalu A Chahuter
Vidéo : Hugo Imhof

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