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Rien ne va plus !

Casino forain

«  Bienvenus au Casin’Os ! Ouvrez vos cages à miel et allumez vos lampions ! Rien ne va plus et c’est tant mieux ! Ici, pas d’floueur, c’est pas le genre de la maison... Rien qu’du beau jeu qui vous mettra le corgnolon à la fête ! Allez, c’est la java des osselets, on mise le tout sur presque rien et on taquine le hasard du bout des os ! »

Photographies : Eric Lebrun / Lignt Motiv

Rien ne va plus, un casino forain

Rien ne va plus ! Casino forain est un spectacle tout public, ludique et participatif, sur le jeu, avec des jeux, qui se présente comme une attraction unique au monde. C’est aussi une installation plastique sous forme d’un étrange casino des os dans lequel des petits squelettes-automates se livrent à des jeux d’adresse et de hasard.

La maison est tenue par quatre hôtes : madame Irène, la patronne ; Riccie, le croupier ; Martirio, l’hôtesse et Nono, le mécano. Mais n’entre pas qui veut car pour entrer, il faut jouer ! Riccie et Martirio disposent pour cela de nombreux jeux inédits : notamment le TotemAboul, la course d’escarg’Os, le bilb’Osquet, la Main du Destin... qui vont permettre aux spectateurs de gagner des jetons.

Tel un bonimenteur de foire, Riccie fait tourner la boutique : perdu, gagné, y’a pas d’lézards ! C’est du frisson sur velours et c’est bonnard ! Les spectateurs entrent au fur et à mesure. Madame Irène désigne des gagnants à son gré. Les jeux se succèdent et cèdent parfois la place à des numér’Os tel que le tir à la carabine, le célèbre lancé de couteau ou encore le domptage d’escarg’Os... Tout cela sur un rythme endiablé !

Une fois les jetons en poche, le spectateur pénètre à l’intérieur dans une ambiance feutrée de casino. Chaleureusement accueilli par madame Irène, il est ensuite libre de se déplacer et de déclencher les machines de son choix en glissant un jeton dans la fente. Il découvre alors les jeux auxquels se livrent de singuliers personnages en os : flipper ou billard japonais, machine à sous, punching-ball ou encore bras de fer !

Le maître mot, le jeu !

Le linguiste Émile Benveniste écrivait : « C’est le jeu qui détermine les joueurs et non l’inverse. II crée ses acteurs, il leur confère place, rang, figure ; il règle leur maintien, leur apparence physique, et les fait selon les cas, morts ou vivants ».
Tout jeu fonctionne comme un vase clos. Les règles sont définies, l’espace temps délimité, les relations entre les joueurs également. L’enjeu du jeu est toujours clair, et la certitude de la victoire ou de la défaite, absolue. Le plaisir du joueur est de mener la partie avec la marge de manœuvre dont il dispose à l’intérieur de règles définies.

Que se passerait-il si nous devions jouer une partie sans en connaître les règles ? Si le destin choisissait à notre place les coups à jouer et les mises à placer ? Que pourrions nous encore maîtriser ? Rien ne va plus ! Casino forain est une réflexion sur notre rapport au hasard. Dans un monde où tout va de plus en plus vite, où nous devons "avoir la main" sur tout, sommes-nous encore capable de prendre des risques et de nous mettre en jeu ? Sommes-nous prêts à laisser le hasard nous dicter ses règles ?

À partir de ces interrogations, Cendres la Rouge souhaite déconstruire le principe même du jeu, à travers la mise en place d’un casino déroutant, puisqu’il n’est régi par aucune règle tangible, aucun code apparent et où, semble-t-il, seul le hasard entre en jeu. Rien ne va plus ! Casino forain déjoue le jeu pour mieux en jouer. L’aléatoire est la règle : les hôtes trichent, les jeux sont truqués, les automates ne jouent pas à chaque fois les mêmes coups. Le spectateur comprend donc petit à petit que le but véritable n’est pas de gagner, que ses chances d’aboutir sont dans les mains du destin. On passe d’un objectif trivial à un objectif symbolique. L’appât du gain cède la place à la réflexion intérieure.

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le jeu c'est la vie et la vie est un jeu !

Le jeu est ici une métaphore de la vie. Aux jeux comme dans la vie, personne ne peut changer les règles, aucune martingale ne peut nous prémunir. Alors même si les règles nous déroutent, on se prend au jeu et on fait preuve d’adresse, jusqu’à la fin de la partie, dussions-nous y perdre notre âme et n’avoir plus que la peau sur les os !

Le spectacle utilise le détournement. C’est un espace où rien ne se passe comme on pourrait s’y attendre, où tout se joue et se déjoue sans cesse, comme dans la vie on suit un chemin imprévisible, sans pouvoir intervenir pour en changer le cours.

C’est un casino surréaliste, où il n’y a rien à gagner, rien n’est à espérer car Rien ne va plus ! Casino forain propose au public une parenthèse dans sa course à la victoire, une pause intemporelle ; un passage de l’autre côté, dans un au-delà du jeu, un espace où autre chose est en jeu !

L’univers présenté est étrange, drôle et poétique, un monde dépouillé où le temps est comme suspendu. C’est pourquoi, pour y accéder, il est bon de laisser ses préoccupations coutumières au vestiaire...

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Des automates commandés par ordinateur

Depuis 1998, Cendres la Rouge mène diverses expériences autour de l’Ossuaire dégingandé, une mécanimalerie composée de machines et de marionnettes conçues et construites par Alain Terlutte à partir de squelettes d’animaux. Cendres la Rouge se place du côté de l’ironie et de ce paradoxe qui consiste à faire bouger des squelettes ! Mettre l’inertie en mouvement, redonner vie à la mort !

Dans Rien ne va plus ! Casino forain , les automates-squelettes se mettent en mouvement lorsqu’on glisse un jeton dans la fente de la machine. Ils sont animés au moyen de fils lestés de plomb, de poulies, d’engrenages... entraînés par des moteurs électriques et reliés à des cartes électroniques. Cette technonologie nouvelle dans le travail de Cendres la Rouge permet aux automates de réaliser un suite d’actions différentes et de produire parfois des réactions aléatoires. L’utilisation de moteurs dit « pas à pas », programmés par ordinateur, réalise une alliance improbable entre la matière naturaliste de l’os et la technologie informatique !
Rien ne va plus ! Casino forain s’inscrit dans Métalu.net, plate-forme de ressources et laboratoire de recherche numérique où les compétences et outils du collectif sont mis au service de l’art et de la création de spectacles, selon une démarche libre et open-source.
La partie électronique utilisée dans Rien ne va plus ! Casino forain fait appel au savoir-faire d’Antoine Rousseau, qui a conçu son propre protocole d’interface, appelé Fraise , ainsi que toute une série de cartes électroniques.

La scénographie : une plongée vers l'intime

Au croisement de l’univers forain et de celui du casino, la scénographie tient une place centrale dans le projet Rien ne va plus !, elle participe à l’élaboration du parcours du spectateur. Il existe une frontière très nette entre l’extérieur et l’intérieur du casino. Ne pénètre pas qui veut comme il veut. Le casino est un espace caché donc mystérieux, qui attise la curiosité des spectateurs.

Une fois attirés par une harangue, ils sont choisis, et entrent au compte-goutte dans le casino. Un des enjeux du spectacle est de parvenir à créer un rapport de proximité avec chaque spectateur. La scénographie est donc conçue comme un entonnoir où les différents espaces qui se succèdent - l’aire de jeu, le sas et l’au-delà du jeu - opèrent une plongée de l’extérieur vers l’intérieur, de la lumière vers l’obscurité, du public vers l’intime.

L’aire de jeu est un lieu où le spectateur devient acteur puisqu’il est invité à jouer. L’au-delà du jeu est le nom que nous donnons à l’espace dédié aux machines-automates et que l’on peut comparer à la salle des machines d’un casino. C’est une installation interactive dans laquelle le spectateur-joueur déclenche les machines à l’aide des jetons qu’il a remportés. La scénographie permet de créer une unité entre ces deux espaces aux énergies opposées.

L'équipe artistique

Création collective : Alain Terlutte, Sandrine Châtelain, Patrick Sourdeval et Magdalena Mathieu
Interprétation : Patrick Sourdeval, Sandrine Châtelain, Magdalena Mathieu
Construction des automates et programmation : Alain Terlutte
Développement électronique et informatique  : Antoine Rousseau
Scénographie : Delphine Sekulak et Sandrine Châtelain
Création lumière : Christophe Carpreau
Création sonore : Louise Bronx
Création costumes : Sophie Himpens
Construction : Jean-Marc Delannoy, Christophe Carpreau et Alain Terlutte
Couture décors : Julie Z
Régie générale : Étienne Lautem
Regard extérieur  : Didier Cousin
Vidéos : François Engrand et Tim Moreau
Photographies : Eric Le Brun / Light Motiv

Fiche technique

Caractéristiques

  • Spectacle tout public
  • Forme : frontale et fixe
  • Durée : 3h en continu / 1h par séance scolaire

Espace scénique

  • 1 façade de 12m40 de long constituée de panneaux de bois peints
  • 1 assemblage de 4 tentes : 2 tentes de 4 x 4m + 2 tentes de 6 x 4m / 4m de haut

Généralités

  • Temps de montage : 3 services de 4h (déchargement + montage) à j – 1
  • Temps de réglages et répétitions : 1 service de 4h le jour j
  • Temps de démontage : 1 service de 4h + 1h de chargement
  • Équipe de tournée : 4 personnes au plateau
  • Transport du décor : 1 véhicule 20m3 Personnel demandé
  • 2 techniciens / 1h de déchargement + 1 service de 4h de montage
  • 2 techniciens en fin de démontage + chargement / 2h
  • En rue : gardiennage de nuit + gardiennage de jour en dehors de la présence de l’équipe

Demande plateau

  • Surface nécessaire pour l’implantation de l’espace scénique : 12m50 / 15m (minimum)
  • Surface globale dégagée au sol avec le public : 12m50 (ouverture) x 19m (profondeur)
  • Sol plat sans obstacle
  • Jeu de cales en bois de diverses épaisseurs
  • Lest en béton si nécessaire
  • 1 extincteur type AB + 1 extincteur type B
  • 1 escabeau 4 marches minimum
  • Poubelle à disposition
  • Accès à un espace loge avec point d’eau (WC+ lavabo), table, chaises, miroir, table à repasser


Demande électrique

  • 1 arrivée électrique type champignon 32 A en tri avec minimum 2 PC direct
  • 10 triplettes étanches
  • Rallonges
  • Passages de câble si nécessaire

Coproducteurs...

Coproducteurs :
Le Boulon, Centre National des Arts de la rue de Vieux Condé / EPCC la Condition Publique, manufacture culturelle de Roubaix / la M.A.C, Maison de l’art et de la communication de Sallaumines / l’Hospice d’Havré, maison Folie de Tourcoing / la maison Folie de Lille Moulins 

Avec le soutien de :
la Ville de Lille / la Région Nord Pas-de-Calais / la DRAC Nord Pas-de-Calais / le Conseil Général du Nord /l’ADAMI / le Colysée, maison Folie de Lambersart / le Bateau Feu, Scène nationale de Dunkerque / la maison Folie de Lille Wazemmes / le Grand Bleu, Théâtre national de Lille.