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Création 2018 de Cendres la Rouge - Antinéa

Anciennement The Piggy Bones Band

mercredi 14 mars à 20h00
Les Abattoirs SMAC - Bourgoin-Jallieu (38)

Retrouvez la création 2018 de Cendres la Rouge aux Abattoirs SMAC dans le cadre de la 13ème édition du festival Electrochoc.


samedi 17 mars à 20h00
Les Arcades - Faches Thumesnil (59)

Retrouvez la création 2018 de Cendres la Rouge au Centre culturel Les Arcades. Une proposition sonore, visuelle et sensible autour du personnage éponyme et d’un orchestre de 17 automates-musiciens-squelettes dirigés par ordinateur. C’est un concert-spectacle s’appuyant sur la singularité des écrits bruts, où la spontanéité l’emporte sur les normes esthétiques conventionnelles.


ANTINÉA

Création 2018 de Cendres la Rouge

De mélodies enfantines en litanies envoûtantes, laissez-vous porter, transporter par une musique à la fois étrange et inédite qui accompagne un rite de passage singulier entre la vie et la mort. Entourée d’un orchestre d’une quinzaine de petits squelettes musiciens qui se démènent sur leurs instruments, une femme – Antinéa – se dévoile. Entre pudeur apparente et foisonnement intérieur, elle livre les émotions du cœur et les émois du corps, elle dit la puissance de l’imagination capable de transcender les mondes. Un voyage à la lisière de l’intelligible et du sensible, jusqu’aux portes de la folie.

INTENTIONS ARTISTIQUES

Des musiciens en os

L’os nous constitue et fait partie de nous. Caché, recouvert de chair puis de peau, invisible mais discernable, mystérieux et secret. Cette matière est tout sauf neutre et ne laisse pas indifférent. S’il symbolise la mort, le squelette est aussi étroitement lié à notre intériorité. C’est cette intimité que nous cherchons à mettre en valeur, veillant à privilégier un rapport de proximité entre les spectateurs et les squelettes.

La musique produite par les automates est de fait inédite puisqu’ils jouent sur des instruments bricolés : petits pianos mécaniques, pseudo-guitares, batterie de peaux tendues, tiges métalliques frappées, cordes frottées, voix numériques... Elle donne à entendre une riche palette de couleurs sonores, permettant de voyager entre deux pôles : intimiste et chambriste d’un côté ; énergique et orchestral de l’autre, afin de révéler la tension propre au personnage d’Antinéa.

Des écrits bruts

À l’instar d’un « album concept », le concert-spectacle Antinéa constitue une œuvre cohérente et narrative. Les extraits choisis, pourtant issus d’auteurs multiples, racontent l’histoire d’un seul et même personnage fictif. Les écrits – dits bruts par analogie avec la notion d’art brut définie par Jean Dubuffet – proviennent d’hommes et de femmes ayant passé un temps plus ou moins long dans un hôpital psychiatrique. En marge de la littérature, à la frontière même de la langue, ils font preuve « d’une désinvolture inventive dans l’ordre du langage » selon Michel Thévoz. Ils n’ont pas été construits, pensés au sens littéraire, mais sont comme tout droit sortis du corps de leurs auteurs.

Ce qui nous porte, c’est la beauté de ces textes dans toute leur étrangeté et par-delà leur compréhension intellectuelle. Une écriture du dedans, viscérale, un jaillissement. Et c’est cela que nous souhaitons porter sur la scène pour le public.

Un entre-deux mondes

Antinéa est-elle morte ? A-t-elle conscience de sa mort ? Va-t-elle au contraire se réveiller parmi les vivants après un passage dans un hypothétique au-delà ? Ou est-elle face à un choix : elle peut, si elle le souhaite, rejoindre le pays des vivants ou se laisser guider par les psychopompes venus la chercher ? Les petits squelettes qui composent l’orchestre seraient alors, tels des passeurs, des êtres dont la tâche est de conduire les âmes des personnes récemment décédées ? Ou bien sont-ils une pure matérialisation de son esprit fécond ?

C’est dans ce contexte qu’Antinéa se présente à nous, mue par la nécessité de chanter au monde son monde intérieur. Elle s’est dégagée des contingences terrestres, comme on enlève sa peau ; elle se libère de la chair pour ne plus vivre que par l’esprit. Elle a trouvé l’unité de son être en se créant un royaume d’ordre cosmique. Une joie profonde, proche de l’illumination, émane d’elle. Elle irradie. « Ma conscience crie plus fort que ma chair. » (Aloïse Corbaz)

CARTE D’IDENTITÉ DU PROJET

Caractéristiques générales

Le spectacle Antinéa se situe au confluent de divers champs artistiques : théâtre, musique, marionnette, arts numériques, art brut et art de rue. C’est une proposition sonore, visuelle et sensible autour du personnage éponyme et d’un orchestre de 17 automates-musiciens-squelettes dirigés par ordinateur. C’est un concert-spectacle s’appuyant sur la singularité des écrits bruts, où la spontanéité l’emporte sur les normes esthétiques conventionnelles.

Production – Métalu A Chahuter
Création – Cendres la Rouge
Conception – Alain Terlutte, Sandrine Châtelain
Genre – concert-spectacle
Forme – frontale
Durée – 55 minutes
Jauge – 150 à 200 spectateurs
Âge – tout public, conseillé à partir de 9 ans
Équipe en tournée – 4 personnes + 17 automates-musiciens

Coproductions : Culture commune – Scène nationale du Bassin minier du Pas-de-Calais (62) ; Maison de l’Art et de la Communication de Sallaumines (62) ; Le 9-9bis à Oignies (62) ; le LaM Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut de Villeneuve d’Ascq (59) ; le Centre de la Marionnette Wallonie-Bruxelles de Tournai (BE) ; Cendres la Rouge.
Avec le soutien de : la Région Hauts-de-France ; la Ville de Lille et la Ville d’Hellemmes (59) ; la maison Folie Beaulieu de Lomme (59) ; l‘Espace Culture – Université de Lille sciences et technologies de Villeneuve d’Ascq (59) ; Théâtre La Licorne de Dunkerque (59) ; le Centre Musical Les Arcades de Faches Thumesnil (59) ; le Studio K de Fâches-Thumesnil (59).
Remerciements : la Cité des sciences et de l’industrie de Paris (75) ; le Mouffetard – Théâtre des Arts de la marionnette de Paris (75) ; le festival Chalon dans la rue de Chalon-sur-Saône (71).

Équipe artistique :

Construction des automates et programmation – Alain Terlutte
grâce au développement électronique et informatique d’Antoine Rousseau
Recherches de textes, écriture et interprétation – Sandrine Châtelain
Mise en scène et travail vocal – Jean-Benoît Nison
Composition musicale – Ivann Cruz, Martin Granger, Jean-Benoît Nison
Création sonore – Olivier Lautem
Création lumière – Claire Lorthioir
Construction – Christophe Carpreau
Avec la participation des choristes de l’école de musique de Faches-Thumesnil, en partenariat avec le Centre Musical Les Arcades.

Caractéristiques techniques :
Temps de montage – 3 services de 4h (déchargement + montage) à J-1 et le jour J
Temps de raccords – 1 service de 4h le jour J
Temps de démontage – 1 service de 4h (chargement compris)
Équipe de tournée – 1 comédienne, 17 automates-musiciens et 3 techniciens
Transport du décor – 1 véhicule 20m3

Photos : N.Dewitte - LaM ; Éric Lebrun - Light Motiv ; Métalu A Chahuter